Les Asses de la Douelle

4 juillet 2008

Vins du Domaine Michel Lafarge

Classé dans : Vignerons — douelle @ 22:23

Par O. Lafage

Historique

Le Domaine familial, au coeur du village de Volnay, a été créé au début du dix-neuvième siècle. Depuis, chaque génération s’attache à le faire prospérer et croître. La propriété s’étend aujourd’hui sur 12 hectares.

En 1949, Michel vient exploiter le domaine avec son père. il est rejoint, en 1978, par son fils Frédéric.

La récolte, qui était traditionnellement vendue en fûts, est dès le millésime 1934, partiellement mise en bouteilles et commercialisée directement. Elle est, depuis les années 1960, intégralement vendue en bouteilles par le domaine.

Dans la lignée des moines cisterciens, qui découvrirent, il y a plus de 1000 ans, la subtile alchimie entre le terroir, le cépage et la main de l’homme, notre famille de vignerons passionnés se transmet au fil des ans le respect du terroir pour laisser aux générations futures ces joyaux de la nature.

Michel a toujours  pratiqué sur les vignes du domaine une viticulture traditionnelle. A partir de 1997, Frédéric a donné une orientation bio-dynamique. L’ensemble du domaine est cultivé avec cette méthode à partir de 2000.

La biodynamie est une méthode de culture fondée sur l’observation des cycles de la nature et un traitement très naturel (utilisation des galinacés pour remplacer les insecticides par exemple). Elle permet de redonner au sol tout son dynamisme de régénération.

Domaine

Rouge : 8 hectares (98% de pinot et 2% de gamay)

Blanc : 2 hectares (50% aligoté et 50% chardonnay)

Production totale moyenne : 50 000 bouteilles / an

Texte de Frédéric Lafarge « un vigneron heureux »

“J’ai la chance d’être né à Volnay au milieu des plus beaux terroirs  de la bourgogne dans une famille de vignerons passionnés.

Jeune, je découvris cette citation du chef indien  Seattle : « nous n’héritons pas la terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants. »  Ce fut un déclic qui fit que j’ai su pourquoi et comment je serai vigneron. Cette maxime d’une grande sagesse résonna en moi et me révéla l’humilité que l’homme doit avoir face à la nature et la responsabilité que nous avons de travailler avec ces terroirs chargés d’histoire. Nos terroirs sont uniques, nos cépages sont magiques et nous devons être  exceptionnels pour que l’harmonie soit réalisée.

Je suis un homme heureux, un vigneron heureux : heureux d’être un maillon dans cette chaîne intergénérationnelle de plusieurs siècles d’où résulte l’harmonie subtile du terroir, du cépage coordonné par la main de l’homme.

Heureux d’avoir tous les matins cette liberté d’œuvrer dans mes vieilles vignes où règne cette quiétude permettant de ressentir l’entente cordiale entre tous ces êtres vivants.

Heureux dans notre monde de rapidité et de gigantisme, d’être un domaine à taille humaine et d’avoir le privilège de partager mes bouteilles avec mes amis du monde entier.

Heureux d’avoir un père, Michel, qui eut la sagesse dans les années soixante de rester à l’écoute de ses vignes pour ne pas succomber aux sirènes du progrès technique de l’époque. Quelle chance aujourd’hui !

Heureux, actuellement de cultiver mes vignes en bio-dynamie. Nourrir, stimuler les êtres vivants et les forces de vie rend  les vignes si heureuses que ses raisins ont une richesse et une complexité inégalées. Actuellement, la souffrance de la terre est importante. Contribuer modestement à essayer de la guérir apporte certaines satisfactions.

Heureux de vivre chaque année une nouvelle aventure qui peut être pleine de joie mais également de tristesse lorsque les éléments se déchaînent. Chaque millésime apporte ses particularités et reste unique.

Heureux d’être ce chef d’orchestre ou chaque parcelle est une formation musicale, chaque cep doit être écouté par le vigneron, pour que chaque millésime, les vins du domaine soit une nouvelle symphonie.

Mes travaux, mes expérimentations, la progression que je recherche sont toujours guidés par un mot : l’harmonie.  Je suis intimement persuadé que  respecter le sol et la plante, que la main de l’homme agisse toujours en concertation et dans le même sens que la nature, nous feras progresser dans la recherche d’une meilleure harmonie. Harmonie qui est chahutée actuellement par la luminosité intense et la variabilité extrême de notre climat. Notre défi de vigneron bourguignon pour les décennies à venir est d’aider notre Pinot noir et notre Chardonnay à s’adapter parfaitement à ces nouvelles conditions climatiques pour toujours exprimer les subtiles nuances des terroirs bourguignons.”

Vin du domaine

Le patient travail des viticulteurs au cours des siècles a permis de placer les plants les mieux adaptés sur chacun des sols (terroirs). Un grand vin est un vin qui exprime au mieux son terroir. La tradition s’est traduite par des classements successifs dont le dernier date de 1935. Il fixe pour chaque parcelle le cépage à utiliser et le vin qui sera produit par la vigne plantée sur le sol. La fierté d’un vigneron est de tirer le meilleur parti de chaque vigne, de chaque climat, de chaque millésime. Notre domaine couvre l’ensemble des appellations dans la région de Volnay.

Les Bourgognes aligotés (blanc) et les Bourgognes passe-tout-grain (rouge) : situés dans le bas des vignes, les cépages choisis s’adaptent bien à des sols et des climats plus froids ou plus humides. Ces vins, lorsqu’ils sont cultivés et vinifiés avec soin fournissent beaucoup de plaisir. Le domaine est fier de ces vins qui sont traités avec le même amour que des appellations plus prestigieuses. Pour le plus grand plaisir des amateurs, nous distinguons deux cuvées spéciales :

Bourgogne aligoté « raisins dorés » : Certaines des parcelles plantées en aligoté sont de très vieilles vignes produisant des petits raisins très dorés toujours vendangés à très bonne maturité. Nous en avons fait un cuvée spéciale.

Bourgogne passe-tout-grain l’Exception : il est  issu de très vieilles vignes. Cette cuvée a été l’une des premières commercialisées directement par le domaine, il y a 70 ans.

Bourgogne Pinot noir : Situés un peu plus haut sur le coteau, ces parcelles par la composition des sols et leur ensoleillement conviennent au pinot noir qui est le cépage des meilleurs vins de la région. Traité par notre domaine à l’identique des terroirs plus prestigieux, le résultat est un vin d’un rapport qualité prix exceptionnel grâce à l’emplacement de nos vignes.

Meursault : Le sol et l’ensoleillement fournissent au Chardonnay d’excellentes conditions de développement. Ces vins allient la finesse et la puissance des grands blancs. Dans le souci de toujours mieux exprimer la spécificité de chaque sol, nous avons créé une cuvée vendanges sélectionnées qui regroupent les meilleures vignes.

Côte de Beaune village et Volnay : Ces vignes situées dans des zones bénéficiant d’un ensoleillement et d’un sol particulièrement bénéfiques à la culture du Pinot Noir, fournissent des vins typiques de leur terroir. Ils nécessitent plusieurs années de vieillissement pour exprimer tout leur potentiel. Le Domaine commercialise trois cuvées :

Le Côte de Beaune village : Les vignes sont situées sur la commune de Meursault et donnent un vin qui exprime pleinement les qualités de ces sols.

Le Volnay : Les terres de Volnay donnent dans ces vins leur plein potentiel. Le domaine, qui détient beaucoup de vignes différentes dans cette appellation a sélectionné des emplacements exprimant encore mieux les qualités des terroirs pour faire une cuvée spéciale vendanges sélectionnées

Les premiers crus : Ce sont des parcelles qui possèdent des qualités exceptionnelles autant par leur ensoleillement que par la composition de leurs sols. Chaque premier cru possède une spécificité et fournit un vin qui doit exprimer au mieux les caractéristiques de son terroir d’origine. Le domaine a pu acquérir au fil des années des vignes situées dans les premiers crus :

Beaune–Grèves

Volnay clos du château des ducs

Volnay clos des chênes

Volnay les Caillerets

Pommard Les Pézerolles.

Nouveautés : À partir du millésime 2005, le domaine vous propose trois nouvelles cuvées de premier cru :

Volnay Les Mitans : cette cuvée est élégante, riche et distinguée

Beaune  Les Aigrots (rouge) avec beaucoup de charme, des tannins riches et présents et un très bel équilibre

Beaune  Les Aigrots (blanc) situé dans la pente du coteau prolongeant Pommard, ce Beaune allie la finesse et la richesse à une très belle minéralité.

L’évolution des millésimes

2004 : beau millésime. Les vins allient la finesse et la rondeur à une structure très équilibrée. Leur potentiel de garde est d’une quinzaine d’années. Ils pourront être appréciés dès Noël 2007.

2003 : Le millésime de la canicule. Jeunes, les vins étaient marqués par le millésime. Depuis la fin de l’élevage et les mises en bouteilles, les terroirs ressortent de plus en plus. L’onctuosité du millésime permettra d’en profiter à partir de 6- 7 ans et de les conserver durant de longues années.

2002 : Un grand millésime classique. Riche, puissant avec de la réserve. Des vins à laisser vieillir au moins jusqu’en 2009.

2001 : Des vins encore sur la réserve. Ce millésime évolue lentement et s’est refermé après la mise en bouteilles. Leur réouverture se profile pour les années à venir.

2000 : Superbe millésime de plaisir. Epanouis, fins avec une texture très soyeuse. Ces vins procurent beaucoup de plaisir actuellement.

1999 : Grand millésime. Encore jeune avec de nombreuses années devant eux. Ils peuvent commencer à être dégustés.

1998 : Ce millésime de richesse et de complexité est déjà harmonieux aujourd’hui.

1997 : Epanouis, ouverts et complexes, les vins sont à maturité.

1996 : Avec un équilibre rare entre la richesse et l’acidité, les vins évoluent lentement. Encore fermé, un léger début d’ouverture se profile ces derniers mois.

1995 : Millésime complexe et riche, il commence à procurer beaucoup de plaisir et a de nombreuses années devant lui.

1994 : millésime de charme, il a atteint son apogée.

1993 : Grand millésime. Superbe, ouvert avec une texture soyeuse. Il procure déjà beaucoup de plaisir mais possède un potentiel important de vieillissement.

1992 : (non disponible ce soir) un millésime de charme épanoui, avec des tanins fondus. Ce vin est à maturité. (Volnay clos des chênes dégusté le 25/11/2006)

1991 : Millésime méconnu, ils sont à leur plénitude. Ouverts, soyeux, équilibrés, magnifiques actuellement.

1990 : millésime exceptionnel. L’effet millésime s’est estompé et chaque terroir ressort pleinement. Superbe actuellement, les vins ont un potentiel encore impressionnant (Beaune Grèves dégusté en octobre 2006)

Vins de Jean Michel DEISS

Classé dans : Vignerons — douelle @ 22:17

Jean Michel DEISS

Texte © E. Tison

Il est des vignerons chez qui l’on passe chercher du vin, et d’autres chez qui l’on va chercher la bonne parole, une vision différente du vin. Jean Michel DEISS est de cette deuxième catégorie, même s’il accepte bien volontiers de vous céder quelques uns de ses flacons enchanteurs, histoire de pouvoir vérifier tranquillement de retour chez vous si les travaux pratiques du maître sont en accord avec sa théorie ( et ils le sont ! ).

Si Jean Michel DEISS est un peu bourru, ou tout au moins ne force pas trop son personnage dans le sens d’une onctuosité de bon aloi au royaume du marketing, il a su nous faire part de ses idées en matière de viticulture au retour d’une après-midi de travail harassante dans le domaine, et l’on découvre en fait quelqu’un de charmant, mais aussi de passionné. Sa recherche du terroir va en fait dans le sens d’un souci d’identité du produit et d’un refus d’une alimentation standardisée dépassant de loin le seul exemple du vin.

Son épouse Clarisse, d’une compétence technique rare chez une femme de vigneron, possède la douceur qui manque peut être à son génie de mari, et a su nous réserver un accueil remarquable. Après une visite du chai et une mise en bouche sur les cépages mineurs ( pourquoi mineurs quand on voit ce qu’ils peuvent fournir, bien dirigés ), notre équipe de dégustateurs, dont certains moins aguerris aux longues séries, a crié grâce après une magnifique série de Riesling, alors que Clarisse DEISS s’apprêtait tranquillement à nous faire explorer le reste de la gamme. C’est elle également qui s’occupe de la partie expédition et facturation, avec une efficacité et une rigueur elles aussi de terroir.

La grande conception de Jean Michel DEISS repose sur le fait que le cépage doit se mettre au service du terroir pour en exprimer toute la potentialité. C’est ce qui fait l’intérêt et la spécificité de ces vins, et qui permet espérer à long terme surnager sur l’océan de viticulture mondiale en plein essor, car s’il est relativement facile à tout un chacun de planter les cépages alsaciens, la possession d’un terroir idéal est une autre paire de manches, comme le démontre rapidement la dégustation des essais de Riesling ( souvent navrants ) américains.

Pour un fanatique du terroir, l’Alsace est certainement un champ d’expérimentation idéal, comme la Bourgogne d’ailleurs, et tout particulièrement le secteur de Bergheim, situé dans le champ de failles de Ribeauvillé. A cet endroit, les fractures successives du terrain dans le sens nord-sud comme en transversal, puis les érosions et mouvements de terrain, sont responsables de la création de multiples parcelles de géologie très variée propice à ce type de travail. On retrouve cette démarche chez quelques autres passionnés, produisant des vins tout aussi expressifs, en la personne de Claude PAPIN dans le Layon ou de Philippe FOREAU à Vouvray.

Pour amener le cépage à exprimer le terroir, et éviter la simple expression variétale, comme le pétrole pour le Riesling ou le litchi sur le Gewurztraminer, la recette est finalement simple, et consiste à faire extraire le maximum de matières par les vignes. Simple, mais en même temps difficile, car cela suppose un travail sur le terrain beaucoup plus fatiguant et coûteux, une limitation des rendements, donc moins de vin à vendre. Dans le cas de DEISS, le fait d’avoir hérité le domaine et de n’avoir pas eu à le morceler dans la fratrie autorise cette recherche de qualité, qui n’est parfois tout simplement pas à la portée de vignerons pris à la gorge par leurs remboursements de prêts.

Ici donc les plantations se font à densité élevée, la vigne est contrainte de s’enraciner profondément par un piochage des racines en surface et un enherbement, l’amendement se résume à un peu de compost naturel, comme dans les meilleurs domaines bourguignons. Le travail est considérable, et représente 800 à 1000 h de travail manuel par Ha vigne par an. Les rendements sont contrôlés, par une taille stricte, obligeant ainsi la vigne à fournir des petits grains, avec moins de jus, mais plus de peau et de pépins, donc plus de matière dans le vin en résultant. Cela permet également d’obtenir une production saine et à maturité, ce qui gomme l’effet millésime, et permet d’obtenir une qualité constante, même dans les petites années. Quand on entend un tel discours, on pourrait fermer les yeux et se croire en Layon chez le dénommé PAPIN.

Ce travail permet de rentrer une vendange à 45-50 hectolitres à l’hectare en production normale, qui descend à 30-35 hectolitres pour la vendange tardive et à 20 hectolitres pour la sélection de grains nobles, quand on sait que la législation fixe la norme à 69 hectolitres à l’hectare pour demander la dénomination grand cru, sans compter les 20 % de PLC ( plafond limite de classement ). On comprend mieux alors la concentration des vins dégustés et l’on est près à payer un peu plus, même si les tarifs sont au demeurant fort raisonnables, pour cette qualité.

L’ensemble du domaine comprend 20 hectares répartis sur 9 communes, avec en phare les terroirs de grand cru que sont l’Altenberg de Bergheim et le Schoenenburg de Riquewihr. L’Altenberg de Bergheim correspond à un terroir de 34 hectares exposés plein sud comme cela est pratiquement la règle en grand cru, entre 230 et 260 m d’altitude, constitué de calcaires et de marnes du jurassique moyen et inférieur. DEISS exploite 3 hectares de ce sol argilo-calcaire très favorable au Riesling, mais aussi au Gewurztraminer notamment en VT et SGN. Le Schoenenburg de Riquewihr est plus étendu ( trop diront certains de par la complaisance coupable de la commission d’AOC ), 53 hectares, formé de marnes du Keuper et d’éboulis gréseux. DEISS en exploite un hectare. De niveau premier cru, l’Engelgarten, le Grasberg, le Burg et le Burlenberg sont situés sur la commune de Bergheim.

Au niveau de la cave, tous les blancs sont élevés en cuve, sauf le tokay pinot gris élevé en bois neuf pour le grand cru. Pour le pinot noir, on utilise un mélange de 30 % de bois neuf et 70 % de bois d’un vin. Les vins blancs d’Alsace se caractérisent souvent par un léger perlant correspondant à un peu de gaz résiduel, qui peut perturber certains, et il est donc recommandé de les carafer 2 heures avant dégustation pour enlever ce perlant.

A coté des vins dégustés, Jean Michel DEISS produit également une rareté, le Grand vin de l’Altenberg, qui correspond à un mélange de Riesling, Tokay Pinot gris et Gewurztraminer récoltés et pressés ensemble, et qui constitue en fait à un retour au mode de plantation historique, en même temps qu’une recherche ultime de l’expression du terroir en refusant l’expression variétale du mono-cépage. Nous n’avons pu le goûter, mais il est possible de se le procurer par la vente en primeurs que propose chaque année le domaine, occasion de réserver des bouteilles qui de par leur qualité risquent de se faire progressivement plus rares avec la renommée.

Pour la gentillesse en même temps que la rigueur technique de l’accueil, le niveau magnifique des vins, nous ne saurions que trop recommander une visite au domaine, la région se prêtant à un week end magnifique, entre les visites au Haut Koenigsberg, à Colmar, à Riquewihr où l’hôtel du Sarment d’Or allie un cadre chaleureux et une excellente table, sans omettre une visite à un de nos grands 3 étoiles, l’auberge de l’Ill à Illhaüsern.

La dégustation :

Pinot blanc 93 auxerrois, cépage différent des pinots bien que souvent associé au vrai pinot blanc. Robe or pâle à reflets verdâtres, un nez sur la poire, les fleurs blanches, léger perlant en bouche, un caractère minéral avec une bonne attaque, un vin souple et frais, de longueur correcte, légèrement réglissé en fin de bouche bien que n’ayant pas vu le bois, d’un potentiel de garde de 5 à 10 ans. Un beau vin, pour un cépage peu considéré. 15

Muscat 93, 2 g de sucre résiduel, une robe or pale avec de légers reflets doré, un nez typique de muscat, avec des notes de rose et de pêche, des composantes fumé, iodé, une note benzénique camphrée, un bon équilibre, une matière correcte. 15.5

Pinot noir 92 Burlenberg vieilles vignes, récolté sur un terroir de calcaire pressé compacté rappelant un autre terroir prestigieux, celui de Mme Lalou Bize Leroy excusez du peu, à 320 m d’altitude, avec un rendement de 40 Ht/Ha. La robe est rubis moyen frangée de notes orangées, le nez est dominé par le cassis mêlé de notes giboyeuses, mais aussi d’un discret pain d’épices . En bouche les tanins sont soyeux, la matière modérée, mais la longueur très correcte. 14.5

Pinot noir 93 Burlenberg vieilles vignes, travaillé en macération pelliculaire, sur cuve ouverte, foulé au pied. L’élevage se fait en barrique depuis 1987. La robe est plus profonde, plus jeune avec des reflets violets, le nez sur les fruits noirs, pinote comme en Bourgogne. La matière est plus importante, avec des tanins présents mais non agressifs. 15.5

Riesling 93 Engelgarten, sur un terroir de calcaires et de graves, donnant au cépage un caractère plus doux plus nuancé. Une robe or pale, un nez de foin coupé, avec des notes d’agrume de blanc de pamplemousse, évoluant sur la peau d’orange, une bonne attaque bien soutenue sur une matière bien concentrée, un vin souple et plaisant. 14

Riesling Grasberg 93, un terroir de calcaire coquillé qui porte sur sa face sud le prestigieux Altenberg, et qui donne au vin une caractéristique sur les agrumes. Or pale, un nez poivré camphré, d’agrume, une matière riche, le caractère poivré se retrouve en bouche, avec une belle longueur et de la fraîcheur. 16

Riesling Burg 92, un terroir de marnes grises, situé au bas de l’Altenberg, à flanc de coteau, plus susceptible au Botrytis mais aussi à la pourriture. La robe est or pale, le botrytis est marqué par des notes iodées, ses 15 g de sucre résiduel expliquent sa douceur en bouche, avec une matière superbe, une longueur plus que convenable et du gras. 17

Riesling Schoenenburg 92, un terroir de marnes du Keuper et de gypse avec des épandages de grès rose. La robe est or moyen, le nez est fermé avec des notes d’agrume discrètes. Le vin a le niveau d’une VT avec 25 g de sucre résiduel. Si le nez est sur la réserve actuellement, la richesse considérable en bouche ne laisse aucun doute sur la qualité du vin, avec un équilibre superbe, et une fin de bouche sur l’ananas signe de maturité. 18

Riesling Altenberg 93, terroir argilo-calcaire, une robe or moyen à reflets verdâtres. Au nez on retrouve pour une fois le caractère pétrolé du cépage mais très discret, loin du coté entêtant de certains vins. La bouche est minérale, très racée, avec un léger perlant du au fait que la bouteille vient d’être débouchée, du gras, et des notes d’agrume. 18.5

Riesling Schoenenburg 88, récolté à 18 Ht/Ha sur des vignes de 50 ans. La robe est dorée, le nez légèrement noiseté et marqué par le botrytis, la bouche minérale explose de richesse, sur l’agrume, avec en rétro-olfaction des notes d’orange et de quinquina typiques du terroir. 18

Riesling Grasberg VT 89 récolté avec 90 % de botrytis sur les vignes. La robe est d’or moyen, le nez floral sur la rose, la mandarine, l’orange écrasée. Le sucre résiduel marque la bouche sans l’empâter, supportant une matière superbe. 17.5

Domaine Marcel DEISS
Jean Michel et Clarisse DEISS
15 route du vin
68750 BERGHEIM
Tél 89-73-63-37

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