Les Asses de la Douelle

12 juillet 2009

Bellet

Classé dans : 2009, Blanc, Rouge — douelle @ 15:05

Bellet

19 mai 2009 – JP Pallade

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Vins et prix

N ordre Vin Année Type Prix
1 domaine Augier 2006 Blanc 13
2 Via Julia-Augusta 2006 Blanc 14
4 Clos Saint-Vincent 2006 Blanc 29,4
5 Chateau Bellet “Cuvee Baron” 2007 Blanc 22
6 Les coteaux de Bellet 2006 Blanc 25,06
7 Domaine de Toasc 2006 Blanc 25,4
8 Chateau de Cremat 2003 Blanc 18
9 Domaine Fogolar “Collet de Bovis” 2006 Blanc 23,87
9 Domaine Augier 2006 Rouge 18
10 Via Julia-Augusta 2006 Rouge 16
11 domaine Fogolar “Collet de Bovis” 2006 Rouge 15
12 Clos Saint-Vincent 2006 Rouge 39,5
13 Chateau Bellet “Cuvee Baron”: Non Noté 2006 Rouge 22
14 Les coteaux de Bellet 2006 Rouge 18,7
15 Domaine de Toasc 2006 Rouge 15
16 Chateau de Cremat 2003 Rouge 18

Bellet

Présentation du vignoble :

Un Antique et grand vignoble, le vignoble de Bellet est certainement l’un des plus anciens de France et sa plantation remonte vraisemblablement à l’époque de la fondation phocéenne de Marseille.

Le début du 19ème siècle marqua la période la plus prospère du vignoble puisque l’on pense qu’il couvrait à l’époque plus de 1.000 ha. En 1834, il est un produit d’exportation notable. Plusieurs fléaux l’ont menacé de disparition. Mais le courage des vignerons, attachés  à leur cru local devait être récompensé par le classement du vin de Bellet en “Appellation d’Origine Contrôlée” (A.O.C.) en 1941. A ce jour, le vin de Bellet est mondialement connu.

L’appellation couvre environ 650 ha, dont environ 50 ha en exploitation. Sur les coteaux des derniers contreforts des Alpes, à une altitude comprise entre 200 et 300 mètres environ, elle est intégralement située sur le territoire de la commune de Nice, dans le département des Alpes-Maritimes.

En pleine région méditerranéenne, ce vignoble jouit d’un bel ensoleillement (environ 2 700 heures par an), de pluies bénéfiques (838 mm par an) et d’un micro climat particulier dû à son implantation en altitude et aux vents (mistral et tramontane) soufflant presque sans interruption dans la vallée. Les vignes s’enracinent dans d’étroites planches appelées restanca ou faissa constituées de galets roulés, mélangés à un sable très clair (Poudingue) avec quelques veines argileuses.

Ces excellentes conditions réunies favorisent l’expression et la pleine maturité des raisins dans l’harmonie des vins rouges. Le décret de l’Appellation autorise un certain nombre de cépages. Certains sont typiquement niçois, comme le Rolle, cépage essentiel des vins blancs de l’appellation (80 à 90 %), la Folle Noire (ou Fouàla negro ainsi nommée pour son rendement capricieux d’une année à  l’autre, cépages rouges ou rosés), ou le Braquet. D’autres sont plus répandus, comme le Chardonnay (cépage blanc), le Grenache ou le Cinsault (cépages méditerranéens rouges ou rosés). Vers la fin septembre, a lieu le ramassage manuel des raisins.

Les vins blancs ont une robe profonde, étincelante et vive qui ne ternit pas avec le temps. Caractérisés par des nez de poire et de fleur blanche avec des touches légères de pierre à fusil, ce sont des vins séveux et gras qui vieillissent admirablement et peuvent donner des bouteilles d’exception avec des nez d’amande grillée et de coing et une longueur en bouche étonnante. Secs et fruités, ils peuvent se servir frais mais non frappés, en apéritif ou en accompagnement de poissons.

Les vins rosés quand ils sont élaborés à partir du Braquet, ont de jolies teintes douces avec de tendres reflets dorés. Leur bouquet délicat à dominante de rose sauvage et d’églantine se fond harmonieusement avec la souplesse et la finesse de ces vins seveux et gouleyants. Vins d’été et de soleil, ils se servent à une température de 10-11°. Ils accompagnent tous les repas de cuisine méditerranéenne, exotique et niçoise, et plus particulièrement le stockfish.

Les vins rouges ont une robe aux tons rubis intense. Le Braquet et la Folle Noire leur donnent de puissants arômes de rose sauvage, avec des notes d’épices et de poivre, voire de pinède s’ils sont élevés en fûts. D’une rare finesse, ils vieillissent parfaitement, avec des bouquets nobles et variés de fruits confits. Constituant d’excellents vins de garde, ils sont dignes des meilleurs crus. Ils peuvent se servir frais (15-16°) lorsqu’ils sont jeunes et chambrés lorsqu’ils atteignent leur pleine maturité. Ils accompagnent parfaitement les viandes goûteuses ou en sauces légères et les petits gibiers à plumes. Ils s’apprécient aussi avec des fromages, comme la tomme de Roquebillière.

Domaine Fogolar “Collet de Bovis”

Situé  à l’extrémité sud de la colline de Bellet, le domaine du Fogolar s’étire sur trois hectares. Autrefois terre d’oliviers, puis terre de maraîchage, le coteau est devenu terre à vigne avec Jean Spizzo. Arrivé en 1972 dans le but d’y construire sa maison, Jean Spizzo a préféré suivre les traces de son grand-père vigneron dans le Frioul. D’entrée, le poudingue belletan lui offre une infinie passion. Il s’investit alors dans la plantation de vignes, s’instruit et progresse rapidement. Instantanément, l’approche du métier devient professionnelle. Au fil des saisons, il a même pu acquérir quelques parcelles sur les pentes ouest de la colline, portant le vignoble à 3,5 hectares. Les labours sur le rang et les traitements mesurés font quasiment penser à une culture biologique, de plus, grâce au souffle de la tramontane et un rendement bas, la santé des vignes est garantie. Plantés à parts égales, grenache, cinsault, braquet et folle noire entrent dans la composition des rouges et rosés.

Production : 15 000 btls
Cépages :
Grenache, braquet, folle noire, cinsault, rolle
Age :
25 ans
Rendement :
35 hl/ha
Cuverie :
inox et vitrocéramique
Altitude :
200 mètres
Vinification
Blanc
100 % rolle, macération pelliculaire 5 à 7 heures, pressurage en entonnage pour la fermentation, élevage 12 mois en barrique pour 50 % neuves voire plus, mise en juin, environ 1100 cols
Rosé
folle noire, braquet, grenache et cinsault par quarts, saignée (le jus représente du poids de la vendange) ; cuvaison 4 à 6 jours en cuve 16 à 17°.
Rouge
mêmes cépages que rosé avec dominante grenache, égrappage total, cuvaison  quinze jours, élevage en fûts pour un tiers neufs, d’un an et deux ans.

Domaine de Toasc

En 1996, Bernard Nicoletti achète 12 ha de terre en friche sur le versant ouest des collines de Nice, aire d’appellation Bellet. Il remodèle aussi les terrasses étroites, plante 6,5 ha de cépages typiques aux côtés de 2 ha d’oliviers. Les grands travaux se doublent de la construction et de l’équipement de la cave – outil de pointe dont pressoir pneumatique, cuves inox thermo régulées recevant la vendange par gravitation. Au domaine de Toasc, le vent de terre, de mer et la tramontane maintiennent l’état sanitaire des vignes, permettent une culture raisonnée. Aussi, sur les pentes où le dénivelé atteint 180 mètres, le travail est souvent pratiqué manuellement et rythmé par des traitements cupriques, une taille courte, un effeuillage et des vendanges vertes limitant le rendement à 35 hl/ha.

Production : 28 000 btls
Cépages :
Folle noire, braquet, grenache, rolle, chardonnay.
Age :
10 ans
Rendement :
35 hl/ha
Cuverie :
inox
Altitude :
100 à 300 mètres

Blanc 90 % rolle, 10 % chardonnay, macération pelliculaire et pressurage direct, fermentation régulée à 18°, élevage sur lies fines avec batonnage une fois par semaine jusqu’en mars. Long et charnu, sur poissons en sauce, volaille à la crème.
Rosé
45 % braquet, 40 % grenache, 15 % folle noire, macération pelliculaire et pressurage direct, fermentation à 18° C, même élevage que le blanc. Typé et charnu, sur le veau, le turbot, les plats épicés, nombreux accords.
Rouge 70 % folle noire, 30 % grenache, macération longue avec remontage quotidiens, fermentation à 25° C, élevage un an en fûts de chêne de 350l. Vin de caractère, structuré.

Clos Saint-Vincent

Accroché  sur les versants sud et ouest du Collet des Fournier, le domaine compte 6 hectares dont 5 en production. Crée dans les années 60, le vignoble a été la propriété de M.Gomez, puis d’un notaire avant d’être acquis en 1993 par Roland Sicardi, restaurateur à la retraite. Etalé sur deux hectares, le vignoble se développe avec l’acquisition de parcelles à la Tour puis au Collet de Fricon – puis replantées. En l’espace de dix ans, le domaine sort de terre sur des sols situés sur poudingue, conglomérat de sables, argiles et galets roulés faisant l’unicité du terroir de Bellet. Aidé de son gendre Joseph Sergi, fils d’horticulteur, le vigneron pratique une culture biologique. Dès le départ, cette exigence est philosophie. Progressivement, Joseph Sergi reprend la gestion du domaine, accordant la même attention à  la préservation de l’environnement. Président de l’A.O.C Bellet depuis mai 2007, Joseph Sergi travaille en conversion bio-dynamie.

Production : 165 hl. 40 % rouge, 40 % blanc, 20 % rosé
Cépages :
Grenache, folle noire, braquet
Age:
Vignes de 7, 10 et 40 ans
Altitude :
200 à 300 mètres
Rendement :
33 hl/ha. 25 à 30 hl/ha en rouge, 35 à 38 hl en blanc
Cuverie :
Inox

Vinification :

Blanc classique 100 % rolle, macération pelliculaire 8 à 10 heures, fermentation thermorégulée à 18-20°. Elevage en cuve.

Clos blanc 100 % rolle, fermenté et élevé en barriques pour 1/3 neuves, élevage un an avec 4 ou 5 mois de bâtonnage.
Clos rosé 100 % braquet, macération pelliculaire 8 à 10 heures, fermentation à 18-20°.
Clos rouge 80 % folle noire, 20 % grenache, cuvaison 21 jours, élevage fûts pour 1/3 neufs, 12 à 14 mois. Belle garde.

Via Julia-Augusta

De l’alliance de Madame, issue d’une vieille famille belletane possédant quelques terres, et de la tradition horticole de Monsieur, est né  un micro domaine de 1,5 ha composé d’un terrain familial et de trois parcelles en location. Complanté de grenache, cinsault, folle noire, braquet et rolle, sur des terrasses restructurées ou même entièrement recomposées, Via Julia produit de nos jours quelques 5000 bouteilles. Secondé par son fils Nicolas, qui pense à reprendre le domaine en deuxième activité, Robert Cohendet a prévu de surgreffer des cépages braquet sur des pieds de cinsault pour typer davantage son rosé. Vinifié dans une cave, parfaitement isolé, blanc et rosé fermentent par thermorégulation dans des cuves inox. Le rouge, vinifié avec 50% de sa rafle, ira rejoindre les fûts dans la grande et ancienne citerne qui fait office de chai à barrique. Le domaine, qui jusqu’en 1995 produisait son vin en amateur, affiche aujourd’hui fièrement ses trois couleurs A.O.C, le rouge se taillant la part du lion grâce, notamment, aux multiples récompenses glanées lors des concours nationaux.

Production : 5000 btls
Création : 1996
Géologie : Poudingue et calcaire
Cépages : Rolle, braquet, folle noire, grenache, cinsault
Age : 30 à 50 ans
Rendement : 35 hl/ha
Cuverie : inox à chapeau, fût de l’Allier

Vinification

Blanc 100% rolle. groupe de froid (débourbage) 16-17°C, drapeaux, fouloir, délestage pour bourbes lourdes.

Rosé Majorité cinsault, 25% braquet. 16/17°C, 3 semaines

Rouge folle noire, braquet, grenache par 1/3, égrappé à 50%. 21°, 3 semaines, pigeage 2 fois par jour, micro oxygénation. Raisin égrappé 50% : note terroir. Elevage 12 mois, 1/3 neuf, 1 an, 2 an.

Château Bellet “Cuvée Baron”

Ancrée sur la colline des Séoules à Saint-Roman-de-Bellet, la propriété  est un véritable trésor du passé. Tellement même, que depuis le XVème siècle, château Renaissance, chapelle, vignoble et forêt n’ont jamais quitté le patrimoine familial. En héritant du bien en 1956, Rose de Bellet et son mari le colonel de Charnacé, reconstituent une partie du vignoble belletan, affaibli par l’invasion phylloxérique de 1885 et les dégâts des deux grandes guerres. En 1970, leur fils Ghislain reprend le flambeau, perpétuant ainsi la tradition de la vigne. Situé à 300 mètres en haut de la colline et exposé  sud-sud ouest, le vignoble bénéficie d’un ensoleillement optimal, ventilé par les rentrées maritimes, le mistral et la tramontane venue de la vallée du Var. Rythmée par des labours d’automne et de printemps, la culture s’articule autour d’une taille courte pouvant être renforcée par une vendange verte en juillet. Au Château, où  les vendanges sont manuelles et la cave équipée d’un matériel moderne, Ghislain et Catherine de Charnacé défendent la typicité  des vins de Bellet. Grâce à la qualité des soins apportés aux vinifications et à la conduite de la vigne, les vignerons tirent l’appellation vers le haut, offrant des vins de belle facture, parmi les plus beaux de Bellet.

Production : 30 000 btls
Surface :
8 hectares
Géologie :
Poudingue
Cépages :
Rolle, chardonnay, braquet, grenache, cinsault, folle noire
Age:
25 ans

Vinification

Rosé château 100% braquet, rosé de presse, élevage cuve inox, riche et typé.
Rouge
château folle noire, braquet, grenache, élevage fût.
Blanc
Baron G 95% rolle, 5% chardonnay, élevé 12 mois en fûts dont une partie neuve,
Rouge
Baron G 40% folle noire, 40%  braquet et 20% grenache, élevage 12 mois en fût suivant millésime.

Les coteaux de Bellet

En 1992, le trio de vignerons composé de Marcel et Marie-Louise Raeser,  Hélène Calviéra et Paul Crulli décide d’associer leurs deux domaines afin d’élaborer une production commune. A cette date, ils cessent de vendre la récolte à Charles Bagnis, producteur de renom. C’est tout là haut, à 300 mètres d’altitude, sur un sol de sable et calcaire que les vignes sont implantées. La SCEA les Coteaux de Bellet voit donc le jour au-dessus du lit du Var, sur les pentes ouest du Saquier, là où les vignes sont riches des traditionnels cépages : rolle, folle noire, braquet, grenache, cinsault. Sur les terres abruptes et ensoleillées, les labours et traitements au soufre et cuivre ainsi que la vendange se déroulent à l’aide d’un chenillard. La cave s’est équipée d’un matériel moderne (cuves émaillées, groupe de chaud et froid et cuve de stockage inox). Les raisins sont triés à la vigne et au chai, leur état sanitaire permet de faire des macérations qui, rigoureusement contrôlées, offrent des arômes élégants floraux et fruités, caractéristiques du domaine. L’élevage dosé dans les fûts de chêne et le collage au blanc d’œuf ne dénature pas l’expression du terroir, au contraire comme en témoignent les nombreuses médailles.

Production : 25 000 btls
Surface :
6.5 hectares
Géologie :
Sables, calcaire, galets agglomérés (poudingue) et quelques veine argileuses
Cépages :
Encépagement rosé sur 1,71 ha, rouge sur 1,40 ha, jeunes vignes 0,60 ha
Age :
23 ans
Rendement :
35 hl/ha

Vinification

Blanc 98% rolle, 2% chardonnay, le rolle fait une macération pelliculaire à froid avant pressurage, est élevé en  cuve et en fût, assemblé avec chardonnay passé en fût.
Rosé
70% braquet puis grenache et cinsault, vinifié à 16°C en cuve thermorégulée, élevage sur lies

Rouge majorité folle noire, puis grenache et cinsault,  élevé 18 mois en fût de chêne dont une partie neuve.
blancs et rosés font la fermentation malolactique suivant millésime.

Château de Crémat

Au même titre que le Château de Bellet, Crémat a marqué l’histoire de l’appellation. Au début du XXème siècle, Antoine Mari, marchand de vin niçois, construit la citadelle et fait renaître le vignoble belletan après les ravages du phylloxéra. En 1941, Pierre Tome, propriétaire du château et président du Syndicat des vignerons obtient l’AOC pour les vins de Bellet. A l’après-guerre, Jean Bagnis défend les viticulteurs contre l’horticulture envahissante et la spéculation immobilière. En 2000, Cornélis Kamerbeek, venu des Pays-Bas et amoureux de longue date du Bellet, reprend l’exploitation, acquiert le château début 2003. Son objectif : réhabiliter le vignoble et retrouver sa superficie historique de 25 ha. Pour l’heure, ce programme se concrétise avec l’agrandissement et la modernisation des caves, l’installation de nouvelles salles de vente et de dégustation et une attention toute particulière au vignoble. Dans la philosophie d’une lutte raisonnée basée sur l’observation et un suivi météo, les interventions sont mesurées. Dans le même temps, Cornélis Kamerbeek a imposé de nouvelles règles :travail du sol en tracteur ou chenillard, pas de désherbant ni insecticide, recours à la confusion sexuelle. En expansion ces dernières années, l’appellation de Bellet, s’est trouvée un allié de choix, puisque après avoir obtenu la médaille d’or au Concours Général de Paris pour le Château de Crémat rouge 2006 et l’argent pour le rosé  2007, le domaine complète cette année la gamme en obtenant une très jolie notation sur le rouge 2006.

Production : 240 hl. Blanc : 40 %, rouge : 40 %, rosé : 20 %
Surface :
10 hectares
Géologie :
Poudingue
Altitude :
100 à 250 m
Cépage :
Grenache, folle noire, braquet, cinsault, rolle, chardonnay
Age :
18 ans
Rendement :
30 hl/ha
Cuverie :
Inox et béton

Vinification :

Blanc 80 % rolle, 20 % chardonnay, 30 hl/ha courte macération pelliculaire (10 à 12 h), fermentation de 15 à 20 jours, élevage partie en barrique sur lies fines avec bâtonnage, partie cuve.
Rosé 50 % braquet, 20 % cinsault, 15 % grenache, 15 % folle noire, 30 hl/ha, macération de 3 à 12 h, saignée et pressurage direct, fermentation 8 à 10 jours.
Rouge 60 % folle noire, 40 % grenache, 30 hl/ha, vinification traditionnelle avec remontage, pigeage et délestage, élevage 18 mois en barrique, pas de collage, filtration légère.

25 janvier 2009

Muscats de Corse

Classé dans : 2009, Blanc, Moelleux — douelle @ 18:00

Muscats de Corse

20 janvier 2009 -Olivier Lafage

Vins

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Serge

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Nat

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Célia

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11

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12,3

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Yves

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17

15,5

15,5

14,1

1,7

Philippe

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14,5

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13,5

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15

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1,3

Christian

10

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Sophie

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17

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1,6

Laurent

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16

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15

14,0

1,6

Jean Pierre

11

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14

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Olivier

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13,7

1,1

Jean Luc

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12

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14,0

1,0

Moyenne

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11,5

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12,4

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13,3

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14,2

13,6

14,0

ET

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2,8

2,8

2,4

2,3

1,9

1,9

1,7

1,6

2,0

1,0

1,5

0,6

Vins dégustés

1 Domaine Cordoliani perla d’oru (10,88€)

2 Domaine Orena de Gaffory (12€)

3 Clos de bernardi (12,45€)

4 Domaine Marendo (20,1 (50cl, €)

5 Domaine Leccia (17,1€)

6 Domaine Pieretti (14,8€)

7 Domaine de Catarelle (17,54€)

8 Domaine Gentile (17,2€)

9 Domaine Cas Angeli (16,2€)

10 Domaine Antoine Arena (18,7€)

11 Domaine Orena de Gaffory impassito (17,9€)

12 Domaine de Pietri muscatellu (10,9€)

13 Clos Nicrosi muscatellu (17,9€)

Les muscats du Cap Corse

Avec l’aide du caviste : l’empreinte du vin – lieu dit Saltatogio – RN 193 – 20600 FURIANI

Non contente d’être l’une des plus belles régions de France, la Corse est également une région viticole très intéressante. Elle est souvent sous-estimée ou plutôt mal connue car la grande majorité de ses producteurs vendent sans problème leurs vins sur l’île et il est donc difficile de les trouver “sur le continent”. Au nord de la Corse, l’aire de production de cette AOC recouvre celle de Corse coteaux du cap corse plus celle de l’appellation Patrimonio. Les vins sont liquoreux et élaborés à partir du cépage muscat à petits grains.

Décret 93-500 du 26 mars 1993

Art. 1er. – Seuls ont droit à l’appellation d’origine contrôlée <<Muscat du Cap Corse>> les vins blancs répondant aux conditions fixées ci-après.

Art. 2. – Pour avoir droit à l’appellation d’origine contrôlée « Muscat du Cap Corse », les vins doivent être issus des vendanges récoltées dans l’aire de production délimitée à l’intérieur du territoire des communes suivantes: Barbaggio, Barrettali, Cagnano, Centuri, Ersa, Farinole, Luri, Méria, Morsiglia, Oletta, Patrimonio, Pietracorbara, Poggio d’Oletta, Rogliano, Saint-Florent (partie rive droite de l’Aliso seulement), Sisco, Tomino soit environ 90 hectares.

Art. 3. – Pour avoir droit à l’appellation d’origine contrôlée « Muscat du Cap Corse », les vins doivent être issus de vendanges récoltées dans l’aire de production délimitée par parcelles ou parties de parcelles, (…) pour les appellations d’origine contrôlées, « Patrimonio » et « Vin de Corse-Coteaux du Cap Corse » pour les communes concernées…

Art. 4. – Pour avoir droit à l’appellation d’origine contrôlée « Muscat du Cap Corse », les vins doivent provenir du cépage muscat blanc à petits grains, à l’exclusion de tout autre.

Art. 5. – Pour avoir droit à l’appellation d’origine contrôlée « Muscat du Cap Corse », les vins doivent être issus de vignes dont la densité de plantation est au moins égale à 4000 pieds à l’hectare avec un écartement entre les rangs inférieur ou égal à 2,50 mètres et taillées en coursons à deux yeux francs maximum.

Art. 6. – Le droit à l’appellation d’origine contrôlée « Muscat du Cap Corse » est limité à 30 hectolitres de moût par hectare de vigne en production. (…) Les augmentations du rendement de base ne sont accordées qu’en année exceptionnelle où qualité et quantité se présentent simultanément. Les quantités excédentaires sont déclassées, sauf dérogation accordée par l’Institut national des appellations d’origine après examen de la récolte sur pied consécutive à une demande des producteurs concernés présentée au moins quinze jours avant le début des vendanges. En aucun cas, l’appellation d’origine contrôlée « Muscat du Cap Corse » ne peut être accordée à des produits issus de parcelles présentant individuellement un rendement en moût supérieur à 40 hectolitres à l’hectare. Le bénéfice de l’appellation d’origine contrôlée ne peut être accordé aux vins provenant des jeunes vignes qu’à partir de la troisième année suivant celle au cours de laquelle la plantation a été réalisée en place avant le 31 août.

Art. 7. – Les vins ayant droit à l’appellation d’origine contrôlée « Muscat du Cap Corse » doivent être issus de moûts présentant au niveau de chaque lot de vendange une richesse minimale naturelle en sucre au moins égale à 252 grammes par litre.

Art. 8. – Les vins doivent être vinifiés directement par les producteurs-récoltants selon les usages locaux. Ils sont, en cours de fermentation, additionnés d’alcool d’un titre alcoométrique volumique minimal de 96°. Cette addition doit correspondre, traduite en alcool pur, à des quantités correspondant à 5% au minimum et 10% au maximum du volume des moûts mis en œuvre. Les opérations de mutage doivent être effectuées avant le 31 décembre de l’année de récolte des moûts, (…) toute opération de chaptalisation, concentration ou congélation, même dans les limites légales, est interdite sous peine de faire perdre le droit à l’appellation contrôlée pour le vin sur lequel elle aurait été pratiquée. Les vins doivent présenter, après fermentation et mutage, un titre alcoométrique volumique total au moins égal à 21,5°, un titre alcoométrique volumique acquis compris entre 15 et 18° et une teneur minimale en sucres résiduels de 95 grammes par litre.

- Domaine Cordoliani « Perla d’Oru »

Domaine : créé dans les années soixante-dix, le domaine vit une nouvelle ère, après une période d’abandon. Repris en décembre 2002, le vignoble d’une dizaine d’ha en production est géré par un jeune vigneron originaire de Rutali : Romain Perfetti.

Géologie : sol jeune d’érosion sur flish (conglomérat calcaire-grés-schistes)

Méthode culturale : des parcelles enracinées dans des sols variés, on joue sur le terroir et l’encépagement

Vendange : manuelle effectuée dans des bacs de 32 litres, évitant ainsi une oxydation et une dégradation du fruit

- Domaine Orenga de Gaffory

Domaine : lorsque, dans les années soixante, Jean-Pierre Orenga de Gaffory (petit-fils de Louis Napoléon Mattei, créateur du célèbre Cap Corse Mattei), décide de créer un domaine, il choisit les terres de Patrimonio. C’est dire qu’il croyait aux vertus de ce terroir. L’avenir lui a donné raison car aujourd’hui, le domaine est sans doute l’un des plus importants de la zone d’Appellation et ses vins jouissent d’une réputation qui a largement dépassé les frontières de notre île. Le Domaine s’étend sur 65 hectares dont 55 en production. La réussite du Domaine Orenga procède d’une belle alchimie, celle qui marie la culture traditionnelle de la vigne et la maîtrise des outils modernes de la vinification.

Géologie : coteaux à prédominance argilo calcaires (graveleux principalement et schisteux par endroit). Le placage calcaire du Miocène rappelle notamment la Toscane. En favorisant l’enracinement de la vigne (à partir de 5 ans, les vignes ont un enracinement de 5 à 6 mètres de profondeur), il offre ainsi au végétal une alimentation régulière en eau, le préservant de la sécheresse. Le vignoble bénéficie en outre du climat marin tempéré du golf de Saint Florent : des températures clémentes, un ensoleillement exceptionnel et un vent marin doux mais rafraichissant, le libecciu, qui préserve le terroir contre l’humidité.

Age de la vigne : 40 ans

Densité à l’hectare : 4 400 pieds

Vendange : manuelle

Vinification : pressurage direct de raisins non éraflés, débourrage à basse température (3-5°C), température de fermentation comprise entre 18 et 20°C, mutage à l’alcool vinique, élevé en cuve inox 4 à 5 mois (le temps nécessaire à la combinaison alcool-sucres).

Caractéristique : densité : 1022

Production : 300 000 bouteilles / an

Robe : léger doré pâle à reflet vert

Nez : arômes fruités et fleuris (pétales de rose écrasé) intenses. Après environ 2 ans d’évolution, des notes d’agrumes confits, de miel, de fleurs blanches, voire une légère minéralité apparaissent et lui confèrent une complexité unique et une longueur remarquable

Bouche : équilibrée avec de la vivacité

- Clos de Bernardi

Domaine : fondé en 1880 par le grand-père de Jean-Laurent et de Jean-Paul de Bernardi, les actuels propriétaires, le Clos de Bernardi est situé en limite de la commune de Saint-Florent. Ce domaine de 11 hectares justifie réellement son appellation de “Clos”, puisqu’il est ceint de murs sur tout son périmètre, bénéficie d’un micro climat particulier dû à l’influence du golfe de Saint-Florent. Ainsi, le domaine jouit d’un rayonnement solaire intense, de brises marines assainissantes et d’une faible pluviosité lui permettant des vendanges précoces.

Géologie : argilo calcaires en bord de mer.

Encépagement : 100% muscat à petit grain

Vendange : manuelle

- Domaine Marengo

Domaine : jeune et tout petit domaine de 1,2 hectare conduit par un jeune couple de passionné, Benoît et Marina. Une seule cuvée qui porte le nom “n°655″. Il s’agit de muscat du cap Corse en bouteille de 50cl numérotée que l’on trouve chez les cavistes, dans quelques épiceries fines et grands restaurants ou directement au domaine.

- Domaine de Léccia

Domaine : 13 hectares de coteaux et de vallons près du golfe de Saint Florent. La famille Léccia cultive la vigne depuis 1900 (actuellement Annette depuis 1980).

Géologie : sol argilo-calcaire

Méthode culturale : travail du sol et labours

Age de la vigne : 15 ans avec taille courte en cordon de Royat

Densité à l’hectare : 4 000 pieds

Rendement : 30 hectolitre / hectare

Production : 100 000 bouteilles / an

Vendange : manuelle à maturation 14° minimum

Vinification : foulage, macération 48 heures à 20°C, coulage et pressurage et assemblage jus de goutte et jus de presse.

Fermentation : cuve inox thermo régulée à 18°C

Mutage : arrêt de la fermentation par affusion d’alcool neutre à 96°

Caractéristiques : densité : 1035, degré : 16% vol, sucres : 100 g / litre

Robe : brillante de couleur jaune paille

Nez : nez fin et riche exhalant des arômes de fruits confits très murs d’agrumes (pamplemousse, zeste de citron) et de fruits exotiques (mangue)

Bouche : équilibrée avec du gras et de la complexité. Impression de croquer le grain.

Accompagnement : apéritif, avec un foie gras ou un roquefort, au dessert avec une salade de fruits, du chocolat et des pâtisseries.

Température de service : entre 8 et 10°C

Garde : dans les deux ans, il conserve son côté fruité. Au-delà entre 5 et 10 ans, il développe des aromes plus évolués.

- Domaine Pieretti

Domaine : le vignoble, de 22 hectares, est conduit par Lina Venturi-Pieretti. Lors des incendies de 1988 et 89, le domaine a partiellement brûlé. Pour faire face à cette fatalité, Lina décide de prendre la relève afin de maintenir une tradition de cinq générations… La cave conserve l’ancien pressoir qu’utilisait son père, Jean Pieretti, grande figure, reconnu et respecté par le tout le monde viticole Corse. Aujourd’hui, Lina est devenue l’une des meilleures vigneronnes de Corse. Elle le doit d’une part, à sa rigueur dans le maintien de la tradition viticole insulaire, et d’autre part, à son adhésion subtile, car mesurée des nouvelles techniques de vinification.

Géologie : le vignoble est situé sur les flancs Est du Cap Corse près de Luri, non loin de Santa Severa où se trouve le domaine et la cave. La situation de ses parcelles offre distinction, élégance, finesse et embruns iodés qui se révèlent étonnamment, ce qui n’est pas rien en comparaison des cépages vineux et racés de l’île de beauté ! Il ne faut pas oublier que certaines de ses parcelles s’émancipent langoureusement jusque dans la mer !

Vinification : le domaine utilise les nouvelles techniques de vinification alliant modernité technologique (cuverie inox thermo-régulée) au respect ampélographique de son terroir.

- Domaine de Catarelli

Domaine : fondé en 1880, le Domaine, de 11 hectares, a été entièrement replanté par Xavier Massimi, l’arrière-grand-père de Laurent Le Stunff, actuel propriétaire, peu avant la crise du Phylloxera. Il sera ensuite restructuré à partir de 1920. Située en bord de mer, l’exploitation bénéficie d’une brise marine assainissante et d’une parfaite exposition. Œnologue de formation, Laurent a la passion du travail bien fait.

Géologie : argilo calcaire, exposition plein sud en bord de mer

Age de la vigne : 25 ans

Densité à l’hectare : 4 000 pieds

Production : 35 000 bouteilles / an

Vinification : en cuve inox thermo régulée avec une cuvaison de 15 jours.

Robe : léger doré pâle à reflet vert

Nez : arômes de citron et de mandarine

Bouche : équilibrée sur les agrumes avec une pointe iodée en finale.

Accompagnement : foie gras et fromage corse.

- Domaine Gentile

Domaine : d’une trentaine d’hectares, il fut créé en 1970, de la passion, de la force et du cœur d’un homme, Dominique Gentile, le domaine s’est vite imposé sur le plan national et international, comme l’un des plus prestigieux et des plus représentatifs de Patrimonio. Respect du terroir, des cépages autochtones, de la tradition vinicole, de l’environnement, ont contribué à l’évolution qualitative, à l’émancipation de la région et à la reconnaissance de l’ensemble des vins Corses. Depuis 1994, Jean-Paul œnologue et fils de Dominique et de Viviane, contribue, dans la trace de son père, au développement du domaine et de ses vins.

Géologie : vignes plantées en coteaux orientés sud sud-est sur des terrains argilo calcaires

Encépagement : 100% muscat à petit grain, culture organique et raisonnée (pas de désherbants, les eaux sont retraitées), les rendements sont limités et les vendanges manuelles.

Production : 150 000 bouteilles / an

Vendange : manuelle à pleine maturité

Vinification : en cuve inox thermo régulée. Un chai d’élevage souterrain apporte une température très régulière et une hygrométrie parfaite pour le séjour des vins en bouteilles.

Robe : or blanc

Nez : abricots et fruits exotiques

Bouche : de la fraicheur et du calisson

Accompagnement : sur foies gras avec des figues

- Domaine Casa Angeli

Domaine : la plus petite exploitation vinicole de Corse : le vignoble de la Casa Angeli occupe 1 hectare. Fondé dans les années 70, l’exploitation a été reprise en 2003 par Antoine Angeli, un jeune viticulteur de 20 ans passionné de cinéma et d’informatique. Prélevé à parfaite maturité la récolte est vinifiée à la Casa Angeli à Tomino.

Géologie : orienté au sud est il s’étend d’un seul tenant sur des sols silico-argileux.

Encépagement : exclusivement complantée de Muscat, il jouit de brises marines assainissantes et d’un rayonnement solaire intense. La vigne est cultivée de manière traditionnelle sans pesticide.

Vendange : les vendanges sont effectuées à la main en cagette.

- Domaine Antoine Aréna

Domaine : cette petite enclave calcaire de l’Île de Beauté, de 14 hectares, est parvenue en une trentaine d’années à se hisser parmi les tous meilleurs domaines de cette appellation. Cette réussite est due avant tout à une certaine audace pour aller chercher les meilleurs terroirs couplée à une forte détermination, la parcelle Carco est là pour en témoigner : le sol calcaire y fut en effet littéralement attaqué et concassé pour pouvoir y planter de la vigne. Cette réussite est aussi celle d’une famille soudée : Antoine a toujours été épaulé de très près par sa femme Marie Aréna et maintenant par ses deux fils. Jean-Baptiste Aréna s’est beaucoup investi dans le passage du domaine en biodynamie et Antoine-Marie Aréna se penche plus sur la vinification.

Méthode culturale : convaincu que seule une viticulture naturelle peut mettre en valeur la personnalité des vins corses, Antoine Aréna n’a jamais épargné ses efforts pour préserver la vie des sols : les vignes sont régulièrement labourées, aucun traitement chimique n’est appliqué et les apports sont naturels (fumier de mouton, marc de raisin).

Production : 38 000 bouteilles / an

- Domaine Orenga de Gaffory Impassito

l’Impassito (passerillé en langue corse) est un muscat doux issu de grappes séchées au soleil.

- Domaine de Piétri muscatellu

Domaine : situé en bordure du superbe village de Morsiglia, ce domaine de Piétri, de 11 hectares, fut créé en 1768. Dominant le petit port de pêche de Centuri, il se transmet depuis de père en fils. Cette propriété qui a vu défiler des générations de centenaires est aujourd’hui exploitée par Eugène Paoli, le petit-fils d’Antoine Emmanuel de Piétri, mort à 96 ans.

Vinification : doté d’un superbe chai d’élevage et de vinification de 1200 m2, le domaine de Piétri est résolument tourné vers l’avenir avec ses cuves inox et réfrigérées. Le domaine poursuit néanmoins la tradition en maintenant les méthodes de vinification à l’ancienne pour le Muscat, le Rapu et l’Impassitu. Récolté le plus tardivement possible, on laisse sécher les grappes sur des “teghje” ou terrasses de lauzes* avant d’être pressé, c’est la recette pour en tirer le meilleur des muscats. Les vins nés de cette terre balayée par des vents marins apportent aux blancs une pointe saline qui fait le régal des amateurs. A découvrir l’Impassito, à base du cépage Malvoisie, récolté en sur maturité fin octobre, séché sur lauzes, vieilli en barrique (fût de chêne neuf) 10 ans à consommer en vin d’apéritif ou de dessert. Eugene Paoli réalise un muscat du Cap corse unique, selon la méthode ancestrale traditionnelle sans mutage à l’alcool à savourer en apéritif et sur les desserts.

(* : la lauze (ou lause) est une pierre plate, de schiste ou de calcaire relativement dur, utilisée pour les toitures des maisons, principalement en montagne, ainsi que certains dallages. La lauze provient généralement de lauzières, carrières exploitées ou pierriers naturels. Elle est plus épaisse que l’ardoise.)

Encépagement : muscat à petit grain et malvoisie

Age de la vigne : 15 ans

Densité à l’hectare : 6 000 pieds

Vendange : manuelle

Robe : dorée soutenue

Nez : très évolué, rancio, noix, beurre

Bouche : très riche avec une finale un peu sèche

- Clos Nicrosi muscatellu

Domaine : fondé en 1850 par Dominique Nicrosi, le domaine a été repris en 1959 par ses arrière-petit-fils et ses petits-fils Toussaint et Paul Luigi. L’exploitation qui comprenait à l’origine 7 hectares compte aujourd’hui 20 hectares, dont 10 à Sainte Marie, pointe du Cap. La proximité de la mer régule les températures et le vent permanent évite le développement des différentes maladies. Le vignoble, réparti en deux parcelles, se compose de 13 hectares Vermentinu, 4 hectares et demi de Muscat Petit Grain, le reste complanté en Niellucciu, Sciaccarellu, Aleatico et Grenache. L’actuel propriétaire, Jean Noël Luigi a pris la suite de son oncle depuis 1993 après 20 ans de travail en commun.

Géologie : schiste dégradé

Age de la vigne : 20 ans

Densité à l’hectare : 5 000 pieds

Vinification : ramassé à 14°, il est étalé au soleil pour obtenir 18 à 20°. Passerillage de 60 % de la vendange. Ajout de 6 % d’alcool environ. Fermentation en cuve inox thermo régulée à 18 – 20°C.

Robe : brillante aux reflets dorés.

Nez : très intense, le nez exhale des parfums de fruits confits (abricot, coing), d’agrumes (zeste d’orange) et des notes de miel.

Bouche : la bouche est dense et bien équilibrée. La finale est d’une longueur surprenante.

Accompagnement : tarte au citron meringué.

4 juillet 2008

Vin jaune

Classé dans : 2000, Blanc — douelle @ 23:54

mars 2000,  C. Courtois

Domaines Millésimes Appellations
BAUD Père et fils 1990 Château-Chalon
Caveau des Jacobins 1990 Côtes du Jura
Château d’Arlay 1990 Côtes du Jura
V.CREDOZ 1991 Château-Chalon
GENELETTI 1989 L’Etoile
GRAND Frères 1989 Côtes du Jura
MONTBOURGEAU 1990 L’Etoile
MOREL-THIBAUT 1990 Côtes du Jura
J. PUFFENEY 1989 Arbois
P. RICHARD 1989 Côtes du Jura
ROLET Père et fils 1989 Arbois
SALVADORI 1990 Château-Chalon
J. TISSOT 1989 Arbois
J. L. TISSOT 1990 Arbois

Les vins jaunes

A l’empereur Napoléon III qui, buvant du Johannisberg chez le prince de Metternich, déclarait “qu’il lui servait le premier vin du monde”, le prince répondit : “Sire le premier vin du monde n’est pas le Johannisberg, mais il se récolte dans un petit canton de votre Empire : à Château-Chalon”.

Histoire

L’élaboration du vin jaune est associée à la culture du savagnin et aux abbesses de Château-Chalon dont l’abbaye fut fondée au VII° siècle. Elles en avaient fait leur spécialité : on raconte que les plaisirs de la chair leur étant interdits, elles reportèrent alors leur amour sur le vin. Le fait que le vin de Xérès et le Tokay hongrois, qui sont tous deux issus de vinification sous voile, aient une certaine parenté de goût avec le vin jaune, a accrédité les hypothèses imaginant les abbesses, originaires de lointaines contrées, important les boutures dans leurs bagages et les recettes dans leurs livres d’heures.
On peut préférer ces explications romanesques à l’inévitable légende matérialiste qui attribue la découverte du vin jaune au hasard et à un vigneron qui, ayant abandonné un vieux fût au fond de sa cave, aurait bien des années plus tard découvert la merveilleuse métamorphose de son vin. D’après l’historien jurassien P. Grispoux, la dénomination vin jaune n’est apparue qu’au début du XIX° siècle. Avant cette date, les écrits y font référence sous des noms divers : vin de garde, vin de gelées… Néanmoins certains textes laisseraient supposer que le savagnin était déjà cultivé au XIII° siècle. Ainsi nous savons que le comte Etienne de Bourgogne affectionnait particulièrement son clos de Blandans dans lequel était planté un cepage prestigieux, très probablement du savagnin, puisqu’on ne le vendangeait qu’aux premières gelées. En 1374 Marguerite comtesse des Flandres et de Bourgogne produisait un vin de Blandans fort renommé et réservé aux fêtes princières.

Terroir

Le vignoble jurassien couvre 1865 hectares, répartis  selon un axe nord-sud, qui s’étend de Salin-les-Bains à Saint-Amour. Cette bande de terres appelée Bon Pays et Revermont et délimitée à l’est par le premier plateau calcaire du massif jurassien et à l’ouest par la plaine de Bresse. 240 ha sont plantés en savagnin, les vignes occupent les coteaux orientés sud, sud-ouest, dont l’altitude se situe entre 290 et 400m. Les sols et le sous-sol sont de nature très variés. Néanmoins les cépages jurassiens ont leur terroir de prédilection. Le savagnin se plaît à pousser sur les marnes bleues-noires et irisées du lias. Cépage tardif, le savagnin doit jouir d’un maximum d’ensoleillement pour arriver à maturité.

Cépage

Le nom de savagnin proviendrait de la famille Sauvanon ou Savanum qui se rapproche du vocable sauvage. Au point de vue botanique le savagnin pourrait tirer son origine des lambrusques, espèces de vignes spontanées qui existaient dans certaines contrées avant l’invasion du phylloxéra. Le fait est que le cépage savagnin était connu au XVI° siècle du Revermont au Jura souabe et sur les deux rives du Rhin. Il était aussi cultivé dans le Haut-Valais. La dénomination de Traminer que porte le savagnin dans certaines régions ne suffit pas à prouver que le petit village de Tramin en Italie du nord soit le lieu d’origine de ce cépage.
Le savagnin a pour synonyme : noble rouge, gentil duvet rouge, gentil blanc, blanc-brun, gringet… (en France); Edeltraube, kleiner Traminer, chriskindlestraube (raisin de Noël), rothedel…(en Allemagne); nürberger rouge (en Autriche)
Le cépage Gewürztstraminer est un cousin du savagnin.
Le savagnin est une souche assez vigoureuse qui est sensible à la coulure et au mirandage, accidents survenant après la floraison. Il résiste assez bien aux hivers mais craint un peu les grandes chaleurs. Il se plaît dans les sols marneux. Son rendement varie de 30  à 45 hl par ha.

Vinification

La vinification du vin jaune, tout à fait particulière, est un défi aux règles classiques de l’oenologie.
Mi-octobre, le ban des vendanges est proclamé. Les vendangeurs peuvent alors couper les précieux raisins qui, avant amélioration variétale, étaient récoltés à la Toussaint d’où l’expression vin de gelée. Arrivé à la cuverie, le savagnin sera égrappé, pressuré, et son jus mis à fermenter dans des cuves. A l’issue d’un lente fermentation alcoolique et de la disparition de l’acide malique, le vin est alors soutiré dans des fûts de chêne déjà avinés. Contrairement aux pratiques courantes, il est indispensable de ne pas remplir complètement ces fûts, en ménageant une poche d’air au contact de laquelle doit se former un voile caractéristique. C’est grâce au voile que des phénomènes biologiques très spécifiques pourront avoir lieu et donner au produit son arôme et son goût si particulier. Ainsi le vin sera maintenu en vidange sans aucun ouillage pendant une période de six ans minimum fixée par la législation. Quand cette durée légale est atteinte le vigneron procède à l’assemblage des différentes pièces en fonction de leurs caractères organoleptiques. Une clarification précède la mise en bouteilles qui est réalisée dans un contenant spécifique au vin jaune : le clavelin. Le clavelin a un volume de 62 cl., ce volume correspond à ce qui reste d’un litre de vin élevé en fût de chêne pendant la durée légale de vieillissement.

Les principaux constituant aromatiques du vin jaune

L’ethanal : produit naturel du vin qui se forme au cours de la fermentation alcoolique. Dans un vin traditionnel, sa teneur varie de 20 à 80 mg par litre. Dans le vin jaune elle peut atteindre 600 à 700 mg par litre. Cette forte concentration est particulièrement liée au rôle joué par les levures du voile.
Le sotolon : lactone présentant une odeur de noix mûre à faible concentration ou de curry à forte concentration. L’assemblage ethanal-sotolon contribue en partie à obtenir la typicité des vins jaunes.

Le voile

La transformation du vin blanc en vin jaune se caractérise par le développement spontané à la surface du vin d’un voile de levure de type saccharomyces bayanus. Il ne se développe que dans certaines conditions. L’usage de fûts ayant déjà servi à l’élaboration de vin jaune était autrefois la seule manière d’inicier ce voile. On peut à présent inoculer des germes à partir de cultures de levures appropriées. Au départ, le voile est formé par de petites taches qui s’agrandissent et recouvrent par la suite la totalité de la surface du vin. D’abord fin, de couleur noire, il se veine de lignes plus ou moins brunes, et se pique d’îlots blancs. Quand il est bien développé il apparaît plus ou moins granité et mat. Le fût de chêne, la température, l’hygrométrie, et l’aération de la cave influencent fortement son développement. Ainsi lorsque le voile recouvre le vin, il le protège de l’air contenu dans la vidange. Les échanges s’effectuent alors à travers le bois du fût et sous le contrôle du voile. Ailleurs, un vin laissé dans de telles conditions deviendrait du vinaigre.

Une dégustation avec Pierre Casamayor

Avec un tel élevage, on ne s’étonnera pas d’observer des robes de vins vieux. Très doré dès le départ, la couleur d’un vin jaune (jaune se rapporte au goût et non à la teinte) évolue vers des teintes ambrées, vieil or, presque cuivrées. La robe accroche la lumière comme aucune autre; la clarification du vin en bariques pendant six ans n’est comparable à aucune filtration.
Les vins jaunes du Jura sont expansifs. L’expression aromatique est intense : le nez montant perdure dans le verre. Le premier nez évoque à coup sûr une dominant de noix verte. Toute la gamme qui gravite autour de ce pivot est là pour renforcer la complexité : noix sèche, amande grillée, noisette, broux de noix, une farandole de fruits secs. Vient ensuite une palette axée sur des notes grillées et empyromatiques : fumée, pain grillé, café fortement torréfié, parfois cacao, avec des touches de réglisse, voire de zan. Les épices soulignent et relèvent l’ensemble. Poivre, cannelle, écorce d’orange séchée, clou de girofle font penser à ces tiroirs que l’on ouvre dans une cuisine ancienne et qui sont imprégnés des parfums des épices rangées là par plusieurs générations de cuisinières.

La puissance et le volume s’imposent dès la mise en bouche. Ample gras, avec à la fois de la force, de la structure et une grande expression aromatique, les vins jaunes ne peuvent laisser indifférents. Les dégustateurs, surtout lorsqu’ils ont une formation technique, ont un premier mouvement de rejet. Oxydé, inscrit la plume du futur oenologue sur sa fiche de dégustation! Fort heureusement, lorsque vient le moment de noter la finale, tout le monde se rejoint. La richesse aromatique se décline pendant un incroyable nombre de caudalies, tant l’imprégnation du palais est intense. Les vins jaunes sont les plus longs du monde. Cela mérite que l’on réfléchisse sur ce style si particulier car ce sont à la fois des vins de haute expression et des vins de réflexion. N’est-ce point là la nature même des grands classiques ?

Savennières

Classé dans : 2008, Blanc — douelle @ 23:47

27 mai 2008

Notes 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 Moyenne ET
Laurent 12 11 13,5 12,5 13 14 13 15 16 12 15,5 14 15,5 15 13,7 1,5
Maurice 14 12 13 11 14 13 14 15 16 14 14 15 16,5 16 14,1 1,5
Jean Pierre 12 10 11 13 13 15 12 13 16 13 13 14 15 14 13,1 1,6
Olivier 12 13 14 11,5 11 14 12 11,5 16 13 15,5 13 15 14 13,3 1,6
Eric 12 13 12 13 13 14 11 13 15 13 14 15 15 13 13,3 1,2
Nat 11 12 13 13,5 13 13 14 14,5 15 13 16 12 16 15 13,6 1,5
Serge 11 10 12 11 13 12,5 11 12 14 12 13 12,5 13,5 12 12,1 1,1
Yves 10 12 13 14 14 14,5 14 16 15,5 15,5 16,5 16,5 17 14,5 2,0
Christophe 11 12 12 13 14 14 14 13 15 14 15 15 16 16 13,9 1,5
André 10 11 14 13,5 13 14,5 14 15 15,5 14 14 16 15,5 16 14,0 1,8
Philippe 11 10 13 12 12 13 13 14 16 13,5 15 14,5 16,5 15 13,5 1,9

16 16

Hugues 11 10 12 13 12 14 13 14.5 16 14 13 15 16 15,5 13,5
Jean Luc 10 12 14 13 14 14,5 13 13 15 13 14 16 16 15 13,8 1,6
Moyenne 11,3 11,4 12,8 12,6 13,0 13,8 12,9 13,6 15,5 13,4 14,4 14,5 15,6 15,0
ET 1,1 1,1 0,9 1,0 0,9 0,7 1,1
0,6 0,9 1,1 1,4 0,8 1,3

Vins

1: Domaine Taillandier 2004
2: Chateau Plaisance 2005
3: Laffourcade 2005
4: Domaine des forges 2005
5: Domaine Laroche, Rochemoine 2005
6: Clos des périères 2005
7: Chateau des vaults, domaine closel 2005
8: Domaine des forges, Roche aux moines 2005
9: Chateau plaisance le clos 2006
10:Clos de coulaine 2004
11: Domaine Pithon croix picot 2005
12: Clos du papillon, domaine Baumard 2005
13:Domaine Louvreau le bel ouvrage 2005
14: L’enclos, Eric Morgat 2005

Muscadet

Classé dans : 2002, Blanc — douelle @ 23:30

Réputé traditionnellement ne pas vieillir, les cuvées dégustées démontrent le contraire chez les bons producteurs.

Couillaud morinière N 2000 25.50F
Chéreau Carré Corineraie N 2000 45F
Luneau Papin Pierre de la grange N 2000 27F
Guindon domaine MP NIP 2000 33.90F
Preuille preuille VV W 1998 45.50F
Couillaud muscadet VV VV 2000 26F
Chéreau Carré chasseloir ceps centenaires GC 1997 64.50F
Bossard Gneiss GC 2000 32F
Bossard Orthogneiss GC 2000 32F
Bossard Granit GC 2000 34 F
Luneau Papin Pierres blanches GC 2000 32F
Landron Fief du breil GC 1999 41F
Luneau Papin L d’or AG 1990 60 F
Luneau Papin Manoir boisé B 1996 45F
Landron Haute tradition B 1996 51F
Total 15 bouteilles 594.40F

N = normal

GC = granàe concentration

VV = vieilles vignes

B = boisé

MP = macération pelliculaire

AG = agé

Cépage:

Vin monocépage issu du melon de Bourgogne. A l’origine, la production était plutôt rouge, mais suite à la pression des Hollandais à fournir des vins blancs secs pour la distillation, les cépages blancs se sont implantés. Le gel de 1709 qui détruisit une grande partie du vignoble favorisa le développement du melon plus résistant au gel.

La vendange est mécanisée à 75 % pour l’ensemble de l’appellation, mais reste manuelle chez les meilleurs ( Bossard, Landron, Luneau‑Papin … ).

Quatre AOC reconnues: muscadet, muscadet des coteaux de la Loire, muscadet de Sèvres et Maine, muscadet des côtes de grandlieu.

Rendement maximal autorisé hors PLC, 50 Ht/Ha~‑‑ volontiers‑%dépassé chez le tout venant, respecté voire moindre chez les meilleurs comme toujours.

Le porte greffe quasi unique est le ripania rupestris 3309.

Terroirs :

Sols surtout de mica‑schiste et granitiques, on trouve aussi du gneiss et de orthogneiss ainsi que des amphibolites. Gneiss et orthogneiss sont des roches métamorphiques, tandis que le granit est une roche magmatique.

Vinifications :

La teneur en alcool est plafonnée à 12′ maximum, ce qui limite la tentation et l’ampleur de la chaptalisation, par ailleurs pratiquée par tous et couramment mais de façon très raisonnable pour les meilleurs qui rentrant une vendange bien mure n’ont pas beaucoup de degrés à rattraper.

La fermentation se fait sur levures indigènes sur les bons, en levures ensemencées pour la grande masse des autres.

Le maintien sur ses lies fines durant l’élevage, qui donne droit à l’appellation sur lie, permet de préserver la finesse, de donner du gras, et de conserver un léger perlant qui rend le vin plus vif Les bons producteurs réalisent des batonnages réguliers en cours d’élevage.

L’hermine d’or correspond à une cuvée qualitative produite par 6 des meilleurs de l’appellation. Pour avoir droit à l’appellation hermine d’or, la cuvée dégustée à l’aveugle par ce groupe de producteurs exigeants et amis doit avoir reçu une note minimale de 15 sur 20.

Vins de Moselle

Classé dans : 2007, Blanc — douelle @ 23:28

Mai 2007, C. Mandovani

Moselle 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 Moyenne Ecart type
Célia 12 12 10,5 11,5 12 13 12,5 13,5 13,5 12,5 12 14 11 13 14 13 12,5 1,0
13 13 13 11 11 12 12 13 13 10 11 13 11 13,5 14 13 12,3 1,2
Olivier 14 11 10 12 11 14 11 12 12 10 13 11 11 12 12 12 11,8 1,2
JP 12 9 10 10 10 13 11 13 11 9 12 13 10 11 12 13 11,2 1,4
Maurice 12 10 10 11 10 13 11,5 13 12 9 12,5 13 10 12 13 12 11,5 1,3
Hélène 12 10 11 12 10 13 12 12,5 11 9 12 12 11 12 12 13 11,5 1,1
Yves 13 11 12 11 11 13,5 13 14 13 10 12 14 9 13 14 15 12,4 1,6
Serge 12 10 9 10 12 10 12 10 12 9 12 13 9 11 12 13 11,0 1,4
Nat 13 11 12 11 10 11 14 12 13 9 9 11 11 14 15 13 11,8 1,8
Philippe 13 12 11,5 12 12 13,5 14 13 14 11,5 13 13,5 11 13 14 13 12,8 1,0
DD 11 11,5 11,5 13 11 12 13,5 13 14 11 12 14 10,5 13,5 14,5 14,5 12,5 1,4
L 12 12,5 11 12,5 11,5 13 14 13 13,5 12,5 12 11 10 13,5 14 13,5 12,5 1,2
Hugues 11 8 11 10 10 12 13 11 12 11 10 13 10 13 14,5 14 11,5 1,7
Moyenne 12,3 10,8 11,0 11,3 10,9 12,5 12,6 12,5 12,6 10,3 11,7 12,7 10,3 12,7 13,5 13,2 11,9
Ecart type 0,9 1,4 1,1 1,0 0,8 1,1 1,1 1,1 1,0 1,3 1,1 1,1 0,7 1,0 1,1 0,9 0,6

Domaine Français

Appellation

Prix

3

Bruant

Muller Thurgau

3.5

9

Bruant

Pinot Blanc

4

5

Bruant

Auxerrois

4.2

4

Sontag

Muller Thurgau

3.4

7

Sontag

Auxerrois

3.7

10

Sontag

Pinot Blanc

3.6

13

Sontag

Pinot Gris

4.2

Domaine Allemand

2

Frank’s

Elbling

2005

3

6

Frank’s

Auxerrois

2006

4.5

12

Frank’s

Grauer Burgunder

2005

5.2

Domaine Luxembourgeois

1

Société Coopérative

rivaner Schwebsange héhberg

2005

3.02

8

Société Coopérative

Auxerrois Cotes De Remich

2004

3.17

11

Société Coopérative

Pinot Blanc Bech‑Kl’macher Enschberg

2004

5.62

14

Société Coopérative

Pinot Gris Bech‑Kl’macher Naumberg  (Grand 1er Cru

2004)

6.84

15

Société Coopérative

Riesling Cotes De Remich

2004

3.8

16

Société Coopérative

Riesling Grevenmacher Paradais  (Grand 1er Cru)

2004

6.84

17

Société Coopérative

Pinot noir vinifié en blanc Chateau Edmond De La Fontaine

2005

6.51

Cour Cheverny

Classé dans : 2006, Blanc — douelle @ 23:17

mai 2006, L Tronchon

Vin Millésime Type
Le Portail 2003 Sec 1
La Grange 2003 Sec 2
Montcy 2002 Sec 3
Tessier 2002 Sec 4
La Désoucherie 2002 Sec 5
Les Huards 2000 Sec 6
Pt Chambord 2000 Sec 7 (non noté)
Les Huards 1996 Sec 8
Les Huards 2001 Sec François 1er 9
Tessier 2003 Doux Porte Dorée 10
Pt Chambord 2003 Doux Renaissance 11
La Grange 2004 Doux VT 12
La Désoucherie 2003 Doux Soléa 13
Les Huards 2002 Doux Tendresse 14
Le Portail 1999 Doux Prestige 15
Marionnet 2005 Sec Provignage 16
Vins 1 2 3 4 5 6 8 9 10 11 12 13 14 15 16 Moyenne Ecart Type
Denis 11 12 13 15 15 12 12 14 11 9 10 10 12 6 13 11,67 3,70
Laurent 12,5 13 14,5 15 13 13,5 13 16 13 12 13 13,5 15 11 15,5 13,57 3,64
Olivier 12 11 15 14 13 13,5 12,5 14 12 11 10 10 14,5 8 13,5 12,27 3,61
Jean-Pierre 11 12 12 13 9 12 10 10 11 9 9 10 11 8 12 10,60 3,00
Eric 12 11 13 13 11 13 14 10 14 13 11 13 14 10 14 12,40 3,40
Célia 13 11 12 15 13 17 16 8 15 11 14 12,5 14,5 9 15 13,07 4,09
Christophe 11 12 14 15 12 17 17 17 12 11 13 13 15 10 15 13,60 4,07
Nathalie 11 15 13 16 12 14 12 15 10 6 7 10 11 9 14 11,67 4,07
Serge 10 10,5 12 11 10 12 11 10 12 11 10 11 12 6 11 10,63 3,02
Yves 12 12,5 14 13 12 11 15 15 13 13,5 12 14 15 11 16 13,27 3,64
Hélène 12 11 13 12 11 10 9 11 11 12 10 13 14 9 11 11,27 3,14
Maurice 12 14 13 12 11 11 11 12 12 11 10 12 14 8 15 11,87 3,40
Moyenne 11,63 12,08 13,21 13,67 11,83 13,00 12,71 12,67 12,17 10,79 10,75 11,83 13,50 8,75 13,75

Champagne

Classé dans : 2001, Blanc — douelle @ 22:58

Mai 2001

Raymond Boulard
Brut Blanc De Blancs
Brut Mailly Grand Cru
Brut « Rose De Saignee »
Brut Millesime 1996 1
Cuvee De La Comete Millesime 1986
Erick De Sousa
Cuvee Des Caudalies
Brut Rose
Extra‑Brut Millesime 1981
Egly Ouriet
Prestige Blanc De Noirs Vieilles Vignes
Brut Rose
Pierre Gimmonnet
Maxi‑Brut « Oenophile »
Guy Larmandier
Blanc De Blancs Cramant Millesime 1990
Joël Michel
Brut Classique
Palmer& Co
Brut Millesime 1985
Brut Millesime 1979
Jacques Selosse
Brut Tradition

Et Une Bouteille Blanc De Noir Surprise

Chablis

Classé dans : 2004, Blanc, Cépages — douelle @ 22:57

28 septembre 2004

Vin Producteur Millesime Prix Moyenne ET
10 1er cru Butteaux Raveneau 2001 40,00 € 17,55 1,01
14 Grand cru Les Clos Dauvissat ? 31,00 € 17,45 1,06
11 1er cru Fourchaume Laroche 2002 28,50 € 16,73 1,40
13 Grand cru Les Clos W. Fevre 2001 41,50 € 16,68 0,96
12 1er cru Fourchaume Billaud Simon 2001 40,00 € 16,32 1,29
9 1er cru Beauregard Brocard ? 10,90 € 15,27 1,74
8 1er cru Montée de Tonnerre La Chablisienne ? 15,00 € 15,14 1,31
7 1er cru Mt du millieu Grossot ? 13,50 € 15,09 1,58
5 Chablis St-Martin Laroche 2002 11,95 € 14,23 2,07
6 Vieilles Vignes La Chablisienne 1999 10,80 € 13,45 1,88
3 Chablis Dauvissat 2002 10,00 € 13,09 1,11
2 La part des Anges Grossot ? 10,00 € 11,82 1,33
4 Chablis W. Fevre 2003 13,00 € 11,82 2,18
1 Chantemerle ? ? ? 11,45 1,13

Blancs du Maconnais

Classé dans : 2004, Blanc — douelle @ 22:52

L Tronchon

Domaine Appelation Terroir/cuvée Millésime Moyenne des notes /20 Ecart type
Château des Rontets Pouilly Fuissé Pierrefolle 2002 16,1 1,1
Domaine Larochette Manciat Pouilly Fuissé Grande réserve 2002 15,9 0,6
Domaine de la Feuillarde Saint Véran Vieilles Vignes 2002 15,3 0,8
Domaine Ferret Pouilly Fuissé Les Perrières  tète de cru 1999 14,8 1,5
Domaine Pierre Vessigaud Pouilly Fuissé Vieilles Vignes 2002 14,6 1,2
Domaine des Valanges Pouilly Fuissé 2001 14,1 0,7
Domaine De Lalande Pouilly Fuissé Vieilles Vignes 2001 13,8 1,0
Domaine des Valanges Saint Véran 2003 13,6 1,3
Domaine Drouin Pouilly Fuissé Vieilles Vignes 2001 13,5 1,0
Domaine de La Croix Senaillet Saint Véran Les Rochats 2001 13,4 0,7
Verget Saint Véran 1998 13,3 1,1
Domaine de la Bongran Macon Village cuvée tradition 2000 12,9 1,0
Domaine De Lalande Pouilly Fuissé Clos Reyssié 2002 12,8 0,7
Domaine Curis Saint Véran L’or des Chailloux 2002 12,4 1,4

9 juin 2008

Coteaux Varois

Classé dans : 2007, Blanc — douelle @ 21:02

Dégustation de Coteaux Varois blancs

27/11/2007

Laurent Tronchon

Coteaux Varois blancs 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 Moyenne Ecart Type
Christophe 14 15 12 12 16 14 13 15 15 15 13 14 15 13 14 14 1,2
Denis 14 12 13 12 11 11 14 11 13 12 15 12 13 12 15 12,7 1,3
Laurent 13,5 14,5 12 12 13,5 14 13 12 14 14 15 13 16 13,5 14 13,6 1,1
Yves 13 14 11 11 11,5 12,5 13 12 13 15 15 14 15 14,5 16 13,4 1,6
Jean Pierre 12 14 11 12 11 13 10 13 12 15 12 11 13 12 15 12,4 1,5
Olivier 14 13 13 12 11 13 14 11 11 15 15 13 13 13 16 13,1 1,5
Eric 13 14 11 13 12 14 14 13 13 15 14 12 13 14 16 13,4 1,2
Célia 13 14 10 11 12 12,5 13 13 11 14 15 14,5 13 11 13 12,7 1,4
Serge 12 10 10 9 9 10 9 9 11 12 10 11 12 11 12 10,5 1,2
Nathalie 13 12 11 12 12 13 10 14 12 15 13 14 12 12 11 12,4 1,3
Philippe 12 11 11 12 13,5 14 13,5 13 14 15 14 12 13 13,5 12 12,9 1,2
Hélène 12 11 11 13 11 12 12 11 12 12 13 12 13 13 14 12,1 0,9
Maurice 14 12 11 12 13 12,5 12 13 14 15 14 12 13 13 14 13 1,1
Moyenne 13 12,8 11,3 11,8 12 12,7 12,3 12,3 12,7 14,2 13,7 12,7 13,4 12,7 14,0
ET 0,8 1,6 0,9 1 1,7 1,2 1,7 1,5 1,3 1,3 1,5 1,2 1,2 1,1 1,6

Nom cuvée Millésime Prix cepages terroir culture rendements vinification elevage garde proposée
1 Domaine de la Gayolle 2006 5,3 90% R 10%U raisonnée
2 Chateau Lafoux 2006 7,2 60%R 40%U argilo calcaire raisonnée
3 Domaine de Fontlade Saint Quinis 2006 5,8 80%R 20%GB argilo calcaire raisonnée C
4 Château des Chaberts prestige 2006 7,1 R – S – C argilo calcaire L 2 mois
5 Domaine du Loou Esprit de blanc 2006 6,3 60%R 40%S argilo calcaire et graveleux 35 hl/h
6 Château la Calisse 2006 11 R GB Cl calcaire bio 35 hl/h
7 Domaine de la Julienne Julie 2006 5,5 R C B (3mois)
8 Domaine de la Rose des vents Seigneurs de Broussan 2006 8,4 80%R 20%S calcaire bio B L
9 Château Thuerry Les Abeillons