Réputé traditionnellement ne pas vieillir, les cuvées dégustées démontrent le contraire chez les bons producteurs.
| Couillaud | morinière | N | 2000 | 25.50F |
| Chéreau Carré | Corineraie | N | 2000 | 45F |
| Luneau Papin | Pierre de la grange | N | 2000 | 27F |
| Guindon | domaine MP | NIP | 2000 | 33.90F |
| Preuille | preuille VV | W | 1998 | 45.50F |
| Couillaud | muscadet VV | VV | 2000 | 26F |
| Chéreau Carré | chasseloir ceps centenaires | GC | 1997 | 64.50F |
| Bossard | Gneiss | GC | 2000 | 32F |
| Bossard | Orthogneiss | GC | 2000 | 32F |
| Bossard | Granit | GC | 2000 | 34 F |
| Luneau Papin | Pierres blanches | GC | 2000 | 32F |
| Landron | Fief du breil | GC | 1999 | 41F |
| Luneau Papin | L d’or | AG | 1990 | 60 F |
| Luneau Papin | Manoir boisé | B | 1996 | 45F |
| Landron | Haute tradition | B | 1996 | 51F |
| Total 15 bouteilles | 594.40F |
N = normal
GC = granàe concentration
VV = vieilles vignes
B = boisé
MP = macération pelliculaire
AG = agé
Cépage:
Vin monocépage issu du melon de Bourgogne. A l’origine, la production était plutôt rouge, mais suite à la pression des Hollandais à fournir des vins blancs secs pour la distillation, les cépages blancs se sont implantés. Le gel de 1709 qui détruisit une grande partie du vignoble favorisa le développement du melon plus résistant au gel.
La vendange est mécanisée à 75 % pour l’ensemble de l’appellation, mais reste manuelle chez les meilleurs ( Bossard, Landron, Luneau‑Papin … ).
Quatre AOC reconnues: muscadet, muscadet des coteaux de la Loire, muscadet de Sèvres et Maine, muscadet des côtes de grandlieu.
Rendement maximal autorisé hors PLC, 50 Ht/Ha~‑‑ volontiers‑%dépassé chez le tout venant, respecté voire moindre chez les meilleurs comme toujours.
Le porte greffe quasi unique est le ripania rupestris 3309.
Terroirs :
Sols surtout de mica‑schiste et granitiques, on trouve aussi du gneiss et de orthogneiss ainsi que des amphibolites. Gneiss et orthogneiss sont des roches métamorphiques, tandis que le granit est une roche magmatique.
Vinifications :
La teneur en alcool est plafonnée à 12′ maximum, ce qui limite la tentation et l’ampleur de la chaptalisation, par ailleurs pratiquée par tous et couramment mais de façon très raisonnable pour les meilleurs qui rentrant une vendange bien mure n’ont pas beaucoup de degrés à rattraper.
La fermentation se fait sur levures indigènes sur les bons, en levures ensemencées pour la grande masse des autres.
Le maintien sur ses lies fines durant l’élevage, qui donne droit à l’appellation sur lie, permet de préserver la finesse, de donner du gras, et de conserver un léger perlant qui rend le vin plus vif Les bons producteurs réalisent des batonnages réguliers en cours d’élevage.
L’hermine d’or correspond à une cuvée qualitative produite par 6 des meilleurs de l’appellation. Pour avoir droit à l’appellation hermine d’or, la cuvée dégustée à l’aveugle par ce groupe de producteurs exigeants et amis doit avoir reçu une note minimale de 15 sur 20.